Il est encore temps

octobre 13th, 2008

Il est encore temps 

 

Sans véritablement nous en réjouir, le navire ivoirien, en ce qui concerne la tenue des élections aux dates annoncées, on peut le dire, est en train de couler. Nous l’avions chaque fois fait remarquer, et c’est factuel, que le climat n’était pas du tout propice à l’organisation maintenant, de ces élections là. Des indicateurs sont clairs pour nous le démontrer. Croit-on vraiment, en l’espace de 45 jours seulement, qu’on peut identifier au moins, selon les statistiques, 10 mille électeurs attendus pour le scrutin ? En tout cas, cela ne pouvait être possible, vu la réalité du terrain. Des agents recenseurs donnent des preuves évidentes, de la non-maîtrise de leur sujet. Certains sont incapables, ne serait-ce que, relever les filiations d’un potentiel électeur. La connaissance de l’informatique, importante dans un tel « débat », ne fait vraisemblablement pas partie du curriculum vitae de ces agents-là. A côté de tous ces atermoiements, du petit business malhonnête, vient se greffer sur cette opération, dans certains centres. Il faut débourser 500 Fcfa, pour espérer être parmi les personnes à faire enrôler. Et quel enrôlement ? D’une lenteur incroyable. Conséquence, pas plus de 10 personnes enrôlées par jour, dans des centres, où les infortunées populations attendent pendant des heures interminables. Croyait-on vraiment que toutes ces questions étaient maîtrisées, pour coller une date à la tenue des élections ? Et ce n’est pas tout. A côté de toutes ces questions techniques, il y a l’environnement lui-même, que les acteurs politiques, ont aidé à pourrir. Ces responsables politiques là, ont une part entière, dans la passion, qui est en train de naître, autour de ces élections. Que dis-je, autour de l’opération préalable et indispensable de l’enrôlement. Que dire alors, des élections elles-mêmes ? Dans chaque camp, on parle de suspicion. De fraude organisée par l’autre, pour fausser les débats. On chauffe des militants à blanc, contre l’autre, qu’on accuse de tricherie. Les passions se déclenchent. Et on assiste alors, à des scènes de violence, comme celles qui se sont produites à Williamsville. Du matériel de recensement arraché par des partisans d’un camp, soupçonnant d’autres, d’organiser toute une fraude. Franchement, pour être honnête, il ne fallait pas s’étonner d’un tel état de fait. La précipitation avec la quelle, on veut faire les choses, sans toutefois tenir compte, d’un climat délétère, ne pouvait que donner lieu à de telles dérives. Le décor essentiel, est méprisé, au profit d’une volonté absolue, d’aller à des élections. Avec en point de mire, la ferme volonté, par n’importe quel moyen, d’occuper le fauteuil présidentiel. Pour la satisfaction du « moi ». Pour la satisfaction enfin, de la quête effrénée du pouvoir et surtout de ses avantages. On l’avait dit, rien, absolument rien, ne pouvait conduire à une sérénité, dans l’organisation à la date fixée, de ces élections-là. Mais ces acteurs politiques ivoiriens, qui ne font rien pour se démarquer de ce qu’on sait d’eux, veulent faire la sourde oreille et faire prendre des vessies pour des lanternes. Il y a même des acteurs politiques qui avancent qu’on pouvait organiser des élections, sans le désarmement. Sans donc un enrôlement correct et efficace, qui prendrait en compte, bon nombre d’Ivoiriens. Les Forces nouvelles viennent de le reconnaître qu’il est impossible, de tenir ces élections-là, maintenant. Des mauvaises langues, à tort ou à raison, indiquent que ce tableau-là, est fait pour les arranger. Parce que, justifiant, leur existence, que, dans une situation de ni paix, ni guerre. En somme, une situation de blocage, qui leur profite largement. C’est peut-être vrai de penser ainsi, mais au moins, ces Forces nouvelles-là, ont le mérite, de poser le diagnostic juste. Ce qui peut nous faire éviter, des élections bâclées et plus tard, des tourmentes desquelles on sortirait difficilement. Mais ce qui est révoltant, c’est que depuis toujours, tous ces acteurs politiques savent plus ou moins, qu’aucun véritable indicateur, ne présage pas de la tenue des élections à la date voulue. Ce n’est pas parce que les canons se sont tus, qu’on devrait croire que tous les ingrédients sont réunis, pour négocier le virage le plus important. Ils le savent tous, mais il ne s’est trouvé personne, pour le dire au départ. Haut et fort. On préfère faire campagne. Promettre monts et merveilles, à des militants habités par la passion et non, la raison. Peu importe pour ces acteurs-là, qu’il y  ait des élections bâclées et qu’on aboutisse à un scénario des plus terribles, comme, récemment, au Kenya, à la suite  des élections jugées calamiteuses, par l’opposition menée par l’actuel Premier ministre Raïla Odinga. Peu importe pour ces acteurs politiques, ce qui pourrait advenir. L’essentiel, c’est le pouvoir. Même, par le sacrifice de milliers d’Ivoiriens, sur l’autel de leurs égoïstes et sombres ambitions. Il est encore temps, qu’ils se ressaisissent pour tenir le langage de la vérité, au peuple longtemps berné. Il faut arrêter les facéties. Il n’y a pas de honte à cela. Au contraire. Cela permettrait à chaque Ivoiriens de penser à autre chose, que de se focaliser sur ces élections, qui apparaissent déjà conflictuelles.   

 

KIKIE Ahou Nazaire 

PLATEAU : ATTAQUE A MAIN ARMEE AU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

octobre 13th, 2008

PLATEAU : ATTAQUE A MAIN ARMEE AU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES 

D’importants documents d’audit emportés par un commando de 7 hommes 

Dans la nuit du vendredi 10 au samedi dernier 11 octobre, une attaque à main armée, a été perpétrée au ministère de l’Economie et des Finances. Précisément, à
la Direction générale du budget et des finances, dont les locaux sont situés dans les environs de l’hôtel Sofitel, au Plateau. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que cet acte criminel est loin d’être ordinaire. Un crime, loin d’être fondé, sur la simple quête, de biens tout aussi ordinaires. Il porte sans doute, sur des secrets d’Etat. Suivons pour le comprendre. A en croire les informations, il est environ 2h du matin, lorsqu’un commando, composé de 7 individus, se présente aux portes de
la Direction générale du budget et des finances. Ces individus, sont tous munis de pistolets automatiques, pour certains et de kalachnikovs, pour d’autres. A Daly, Hamidou, Rimédo et Issiaka, qu’ils trouvent sur place, ils conseillent de rester tranquilles. Vu, à les en croire, qu’ils n’ont pas affaire à eux. Même si leur discours produit l’effet escompté, il n’en demeure pas moins qu’ils font recours à la méthode la plus violente, pour se faire totalement respecter. Ainsi portent-ils des coups aux infortunés vigiles parmi lesquels ils font des blessés selon nos sources, avant de les ligoter solidement. Ces lascars ne manquent pas de préciser qu’ils sont là, pour voler des documents, soigneusement gardés dans les bureaux de N. N’Da et T. Seydou, les deux inspecteurs auditeurs. Sur ce, ils se mettent à l’ouvrage, en fracturant les portes de différents bureaux, jusqu’à localiser ceux des deux inspecteurs auditeurs, qu’ils cherchent tant. Sans perdre de temps, ils commencent leur perquisition. Dans le local occupé par N. N’Da, les fripouilles ne s’occupent point de l’argent. Ils jettent plutôt leur dévolu sur trois ordinateurs et une unité centrale, renfermant d’importantes données, sur des audits. Sortis de là, les bandits foncent au bureau de T. Seydou. Ici, ils font également main basse sur une importante documentation et du matériel de bureau. Cela fait, le butin très peu ordinaire en main, les 7 bandits quittent les lieux. La police saisie, se rend à l’aube, sur les lieux de l’attaque. Une enquête est en cours, à l’effet de retrouver les membres de ce commando, qui, à tout point de vue, était vraisemblablement en mission, pour le compte d’un tiers. Le commanditaire à qui profite ce crime. Qui est donc cet individu, qui a intérêt, à voir disparaître ces documents et certaines bases de données ?  L’enquête s’attelle à trouver une réponse à cette importante interrogation.
 

 

KIKIE Ahou Nazaire

L’ex-Directeur de la Pj, Kouadio Kouassi, est mort

octobre 12th, 2008

L’ex-Directeur de
la Pj, Kouadio Kouassi, est mort
·        Un commissaire du contingent ivoirien en Rdc, découvert mort dans son lit 

Un deuil frappe, en ce moment,
la Police nationale. En effet, une de ses figures emblématiques, le commissaire divisionnaire Kouadio Kouassi, est mort. Il s’est éteint, dans la nuit du jeudi dernier 9 octobre. Selon les informations en notre possession, il ressort que rien, ne présageait d’un tel drame. Le commissaire Kouadio Kouassi, se portant bien pendant toute la matinée. Mais de façon inattendue, alors qu’il est à son domicile à Cocody-Saint-Jean, il est secoué selon ses proches, par un violent malaise, dont la nature n’est, pour l’heure, pas connue. Evacué  dans une clinique de la place, hélas, il rendra l’âme aux alentours de 22h. Il est à noter que le commissaire divisionnaire, Kouadio Kouassi, a écrit les plus belles pages de sa carrière, à
la Pj ( Police judiciaire), qu’il a dirigée pendant au moins, une vingtaine d’années. Il a donné ses lettres de noblesse à cette direction de
la Police nationale, à telle enseigne que son nom se confondait à celle-ci. Et il y a moins d’un an de cela, que les autorités compétentes, ont estimé, qu’il devrait mettre sa grosse expérience acquise, au service d’un autre département. Ainsi a-t-il été muté à l’Inspection générale, des services de Police. A la tête de
la Police judiciaire devenue entre temps, Direction de
la Police criminelle, il avait passé le témoin, au commissaire Négblé Dogba César, qui lui, a imprimé sa marque à l’Uir ( Unité d’intervention  et de recherche), aujourd’hui dissoute. Le commissaire Kouadio Kouassi décédé, c’est une grosse perte pour
la Police nationale en général, et singulièrement, pour le ministre de l’Intérieur, Désiré Tagro, qui perd ainsi un proche collaborateur des plus avisés. Mais, il n’y a pas que ce seul décès qui endeuille la police nationale. Le contingent ivoirien, désigné pour le compte de l’Onu en Rdc, est aussi frappé d’un malheur. Une information qui nous est parvenue, en effet, fait état du décès du commissaire Gnahoua Jean-Marc, survenu également le jeudi 9 octobre. Il a été découvert mort, dans son lit. Pour l’heure, l’on ignore encore, les causes exactes de son décès. Rappelons que le commissaire Gnahoua Jean-Marc, avant d’intégrer le contingent de l’Onu, en Rdc, présidait aux destinées du commissariat de police du 32ème arrondissement, à Abobo-Avocatier.
 

 

KIKIE Ahou Nazaire     

Un clerc d’huissier se tue

octobre 12th, 2008

PLATEAU : VENU A DES FUNERAILLES 

Un clerc d’huissier se tue 

Depuis le samedi dernier 4 octobre, c’en est définitivement terminé pour Lago Gnoléba Lazare, clerc d’huissier de son état, né en 1963. Désormais, on ne compte plus au nombre des vivants. Ce jour-là, en plein Plateau, il a décidé que la vie pour lui, ne valait vraiment plus la peine d’être vécue. Il s’est donc suicidé. Tout simplement. Retour donc, sur un scénario des plus terribles. A en croire nos sources, des jours bien avant, le clerc d’huissier est frappé par un deuil. Celui d’un proche parent, décédé ici à Abidjan. Ce parent-là, comme on l’a dit, est si proche de lui, pour ne pas qu’il participe aux obsèques. Il quitte donc la ville de Daloa, où il est en service, et effectue le déplacement d’Abidjan, où se déroulent les premières cérémonies des obsèques. Toujours selon les informations, une fois dans la capitale économique du pays, Lago Gnoléba Lazare pose ses valises au domicile de sa tante, qui est commerçante. C’est à la « cité des 40 logements », au Plateau. En tout cas, dans la famille, on imagine tous les scénarios possibles, sauf celui qui va se produire le matin du samedi 4 octobre. C’est-à-dire, 2 jours seulement, après l’arrivée de Lazare de la « Cité des antilopes ». De fait, pour ce qu’il nous est rapporté, aux alentours de 9h, on voit le clerc d’huissier sortir de la maison de sa tante, logée au premier étage d’un immeuble. Les instants qui suivent, c’est un strident cri de détresse qui ameute la cité. On se précipite pour savoir l’origine des cris de détresse, poussés par un des habitants. Là, on découvre mort, au bas de l’immeuble, le clerc d’huissier. L’homme est monté jusqu’à un étage supérieur à celui où est domiciliée sa tante, avant de se laisser tomber dans le vide. Consternation totale, chez les siens, qui se retrouvent donc, avec deux cadavres sur les bras. En tout cas, ce drame inattendu, la famille de Lago Gnoléba Lazare, se l’explique difficilement. Sa malheureuse tante, est sans voix. Elle qui, à en croire nos sources, n’a aucunement perçu dans l’attitude de son neveu, un quelconque signe, pouvant présager, d’un tel drame. Surtout que le clerc d’huissier, n’a confié à personne, le sombre projet, qu’il nourrissait. Etait-il si dépité par la mort de ce proche parent, pour les obsèques duquel, il séjournait à Abidjan ? Ou alors, avait-il de gros ennuis, dont la solution à son sens, résidait dans le suicide Ce sont, entre autres, les interrogations, auxquelles l’enquête ouverte par la police, venue procéder au constat d’usage, devra répondre. En attendant, dans la famille du défunt, c’est l’émoi total. 

 

KIKIE Ahou Nazaire

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janvier 1st, 2008

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